23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 00:12


Il faut tout faire pour réussir la mobilisation du 29 janvier. Car la crise s'épaissit. Elle s'emballe. Le chômage connaît une envolée sans précédent. Les statistiques économiques les plus noires sont démenties au bout de quelques jours par de plus pessimistes encore. La situation géopolitique se durcit.

L'élection d'Obama n'apportera pas la détente espérée. Ainsi le nouveau président a reconduit le Secrétaire d'Etat républicain à la Défense, organisateur du bourbier irakien. Et tandis qu'aucune confirmation n'est donnée du retrait promis des troupes américaines d'Irak, 20.000 soldats de plus vont partir pour l'Afghanistan.

La crise globale du système, écologique, sociale, économique, démocratique, géopolitique, continuera d'empirer tant qu'un bouleversement politique ne se sera pas produit. Tout doit être fait pour que celui-ci vienne de la gauche. Or nous pouvons prendre la main. Au moins pour l'instant. Bien sûr une hirondelle ne fait pas le printemps, mais des signes suffisamment nombreux convergent. La jeunesse s'est mobilisée pour la première fois depuis l'élection de Sarkozy. Une cantonale partielle à Douarnenez dimanche dernier a vu le candidat d'union de l'autre gauche (soutenu par le PCF, le PG et les Alternatifs) tripler son score, battre le candidat du Parti socialiste au premier tour malgré la mobilisation en sa faveur du président du Conseil général, du président de la région, de plusieurs parlementaires, et améliorer nettement le score de la gauche au second. Le Parti de Gauche, proposition politique qui n'a pas deux mois d'existence, se construit à vive allure. Le front de gauche pour les européennes est sur les rails. On pourrait mentionner aussi le résultat des élections professionnelles et prud'homales. Et l'extrême-droite n'est pas encore sortie de sa boîte. Bref tout ceci montre que la réponse à la crise peut venir de la gauche.

Bien sûr tel est l'objet du Parti de Gauche en construction qui tiendra son congrès constituant dans dix jours. Non pas que nous pensions qu'il puisse constituer à lui seul la réponse politique au désastre. Il peut y contribuer de manière modeste mais décisive en rendant possible la construction avec d'autres d'une alternative majoritaire au système. Notamment à l'occasion des élections européennes. Le rassemblement de l'autre gauche y est vital pour mettre en cause le carcan d'impuissance qui vise à empêcher toute réponse progressiste à la crise. Ainsi même le « plan de relance » proposé par le Parti socialiste a été volontairement limité à un montant largement insuffisant et donc complètement inefficace de 2% du PIB afin d'obéir aux recommandations de la Commission Européenne reprises du FMI ! C'est pourquoi la mise en place du front de gauche est décisive pour représenter une alternative de gauche crédible pour la masse des désemparés frappés par la crise qui ne savent de quel côté se tourner. C'est aussi pourquoi le front de gauche doit être le plus large possible pour être en tête du scrutin. Telle est la volonté des deux partis qui l'initient, le PG et le PCF, puisque nous avons décidé ensemble, à l'issue de notre rencontre mercredi 21 janvier, de demander à rencontrer toutes les forces politiques de gauche hostiles au traité de Lisbonne, et notamment le NPA, pour  les convaincre d'intégrer le front de gauche à égalité de droits et de devoirs.

Rien ne remplacera donc la réponse politique à la crise et les ruptures qu'elle appelle, que pour leur part les fondateurs du Parti de Gauche ont assumées. Rien n'allègera la responsabilité de ceux qui doivent décider de participer ou non au front de gauche pour les élections européennes. Mais rien ne se fera non plus sans un rapport de force social face aux attaques de Sarkozy.

Le 29 janvier doit permettre de le construire. Toutes les organisations syndicales se sont rassemblées pour la première fois depuis le CPE. Elles ont adopté un document commun qui inscrit leur mobilisation dans la réponse à la crise et détaille un plan alternatif en 5 axes. Elles ont choisi d'allier l'appel à la grève et l'appel à manifestation. De plus les huit centrales ont décidé de se revoir dès le 2 février ce qui veut dire que le 29 aura une suite. Cette journée peut donc être un grand succès.

Prendre au sérieux la crise, les confrontations majeures qu'elle annonce, la course de vitesse engagée pour une issue de gauche, c'est vouloir indissociablement un front social et un front politique face à la crise. Dans les jours qui viennent, c'est donc mobiliser sans relâche pour que le 29 soit une réussite.

Publié par PG 45 - dans Mobilisations - Luttes - Syndicalisme

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