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Proposition de loi-cadre relative à la promotion de la
laïcité
Proposition de loi
garantissant le financement du droit à la retraite à 60 ans
Proposition de loi sur la planification écologique
Proposition de loi pour instaurer un bouclier social
Après 44 jours de grève générale en Guadeloupe, un accord répondant aux principales revendications a été signé permettant la reprise de l'activité.
C'est une victoire des exigences de reconnaissance, de justice, d'égalité, face à des pratiques du patronat local qui s'apparentent toujours à l'exploitation coloniale. C'est une victoire de la
ténacité et de la solidarité face à la stratégie de pourrissement et de répression tentée par Sarkozy et Fillon qui craignent la contagion revendicative en
métropole.
C'est une leçon d'action syndicale et sociale qu'ont donné les travailleurs guadeloupéens et leurs organisations regroupées dans le collectif LKP.
Ils ont su réaliser l'unité de toutes les organisations syndicales et sociales autour d'une plateforme revendicative ambitieuse abordant - au-delà des salaires et du pouvoir d'achat - tous les
aspects de la vie quotidienne.
Ils se sont ainsi donné les moyens d'une large mobilisation et d'un rapport de force conséquent nécessaires pour obtenir satisfaction face à un patronat avide de profit et un pouvoir politique
complice.
Ils ont poussé jusqu'au bout les négociations avec le souci d'éviter les manœuvres de diversion et d'intimidation, comme cette pitoyable tentative du préfet appelant à la reprise du travail alors
que l'accord n'était pas encore finalisé.
« Aujourd'hui, c'est la lutte qui paye, mais il faut rester mobilisés car il y a beaucoup d'autres combats à mener... » a déclaré Elie Domota. En effet, l'application réelle d'un accord
aussi important avec pas moins de 165 articles appelle une vigilance dans la durée. Par ailleurs, sur les salaires, du fait du refus de signature du MEDEF et de la CGPME, l'application à toutes
les entreprises affiliées à ces deux organisations est soumise à la procédure d'extension qui relève du Ministre du Travail. La pression doit continuer pour que ce dernier ne fasse pas traîner
les choses. Enfin de profonds changements seront encore nécessaires pour que les exigences d'égalité de la République bousculent définitivement les restes de l'héritage
colonial.
La lutte se poursuit depuis quatre semaine en Martinique, cette victoire ne peut que les encourager à persévérer. Notre solidarité doit les aider à gagner aussi. La journée nationale de grève et
de manifestations du 19 mars sera l'occasion de faire entendre les exigences communes du monde du travail face à la crise. Le Parti de Gauche appelle à y participer massivement.
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