Samedi 4 avril, les pacifistes ont fait entendre leur voix à Strasbourg malgré les manoeuvres de la police .
Obéissants aux directives de Nicolas Sarkozy, les forces de l'ordre sur place ont sciemment voulu entraver la tenue du grand rassemblement populaire et pacifique et de la manifestation. Ils ont
préféré promouvoir l'image des casseurs. Les autorités françaises ont mis en danger des dizaines de milliers de manifestants anti-Otan, pris en étau entre les charges de policiers et les
agressions des casseurs. Vingt mille autres personnes présentes dans la ville n'ont pu manifester à cause des barrages policiers sur les ponts strasbourgeois menant au lieu de rassemblement. Des
dizaines de cars ont été détournés très loin en amont. Un cortège de 20.000 manifestants allemands a été bloqué à la frontière.
Terroriser des pacifistes venus de loin pour manifester, prendre en otage la population strasbourgeoise pendant une semaine : voilà qui est facile! Cela correspond bien à la société de contrôle
que nicolas Sarkozy veut mettre en place. Par contre, les habitants ont remarqué la soudaine absence de policiers dans le quartier populaire à proximité du lieu de rassemblement. Les images
diffusées en boucle dans les médias étaient donc prévisibles : bâtiments incendiés, scènes de guérillas urbaines. Ceux qui étaient venus seulement pour détruire ont eu libre cours pour le
faire.
Ce qui s'est passé à Strabourg est grave pour les libertés.
Ainsi le message de paix porté par les manifestants a été occulté. Les images données de cette manifestation ne feront pas oublier la violence exercée par les armées de l'OTAN en
particulier en Afghanistan.