1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 19:46


La France, championne de la natalité, malgré la crise et un horizon bien sombre, on aurait pu penser que le gouvernement de N. Sarkozy prendrait la mesure de cette donnée et soutiendrait les familles.

Que nenni ! Cohérente dans sa casse du service public, il applique scrupuleusement la Révision Générales des politiques publiques.

La droite a donc commencé par organiser la fin de la scolarisation des moins de trois ans : ainsi le taux de scolarisation de cette tranche d'âge est passé de 35% en 2000, à 21% en 2008 en France avec de très fortes inégalités territoriales puisqu'il n'est que de 5% en Seine Saint Denis.

Ayant ainsi créé la pénurie, le gouvernement  peut avancer son pion suivant. Mme Tabarot députée UMP remet en juillet 2008 un rapport sur le développement de l'offre d'accueil de la Petite Enfance.

Ce rapport débute par une analyse intéressante soulignant l'importance de ce secteur pour, entre autre,   l'égalité entre les hommes et les femmes et l'attractivité des territoires.Il souligne d'autre part le plébiscite des français pour les structures collectives.

Viennent ensuite les propositions qui devraient découler ce cette analyse.Et là, oh , stupéfaction,le discours sur la famille,les besoins de l'enfant, la conciliation vie familiale/vie professionnelle n'est plus d'actualité.


Les jardins d'éveil

Première proposition de Mme Tabarot , et la plus médiatisée, les jardins d'éveil sont censés remplacer l'accueil des moins de 3 ans. Argument avancé :

« L'application des objectifs de régulation budgétaire au Ministère de l'Education Nationale pourrait le conduire à poursuivre sur la voie de la diminution, voire de la suppression de l'accueil des enfants de 2 à 3 ans à l'école maternelle »

Qu'en est-il de l'intérêt de l'enfant, de son éveil ( !!) ?

 Payant pour les familles et pour les collectivités territoriales, ils seraient encadrer par des personnes ayant un CAP Petite enfance, voir des seniors, avec un taux de 1 adulte pour 12 enfants. Ces jardins pourraient être publics ou privés, voir confessionnel.

Le Parti de Gauche s'oppose à la création de ces jardins d'éveil qui remettent en cause l'équité territoriale, la laïcité et l'égalité républicaine.

Nous réaffirmons notre attachement à l'ECOLE maternelle gravement menacée par ces projets.

Non, Mme Tabarot, l'ECOLE maternelle française n'est pas une garderie comme vous l'écrivez dans votre rapport. Elle constitue un maillon essentiel de notre système éducatif.


MAM et micro-crèches

Les autres propostions du Rapport Tabarot continuent sur la même ligne : moins coûtant, libéralisation, personnel moins formé et enfants plus nombreux.

Ansi au lieu de permettre aux collectivités de poursuivre le développement des structures collectives grâce au financement des CAF, il est proposé de réunir plusieurs assistantes maternelles dans un même lieu ( Maison d'Assistantes Maternelles et micro-crèche) sans préciser cependant  ni les responsabilités ni le financement.

Les assistantes maternelles bénéficient au maximum de 120 heures de formation.

Mon propos ici n'est pas d'opposer les différents professionnels entre eux ( auxiliaire de puériculture, éducatrice de jeunes enfants, puéricultrice) mais bien de montrer les inquiétudes que font naître ces projets.Une vraie formation pour tous est la seule garantie d'un  service de qualité.

Enfin, Mme Tabarot revient vers les entreprises en soulignant d'abord que «  les incitations fiscales et sociales ont peu d'effet sur le développement de l'offre d'accueil « , elle persiste cependant et propose donc  d'élargir ces avantages : crèches d'entreprises et entreprises de crèches se voient donc tracer une voie Royale : les fonds publics iront une fois de plus abonder le marché.

Les propositions de ce rapport sont inquiétantes avant tout pour les enfants et donc pour l'avenir de notre société.

Le Parti de Gauche se devait ,en cette rentrée 2009,d' affirmer son attachement au principe de la mise en place d'un véritable service public de la Petite Enfance, assurant qualité et diversité pour répondre aux besoins des familles et au développement des petits.

L'Etat a signé avec la CNAF ( caisse nationale d'allocation familiale) une convention d'objectifs et de gestion fixant à 1,3 milliards l'enveloppe destinée à ces projets. Les fonds publics doivent aller au public et permettre le développement d'un service public de la Petite Enfance.

Jeannick LE LAGADEC
Secrétaire nationale protection sociale

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