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    <title><![CDATA[Parti de Gauche du Loiret : Ecologie - Socialisme - République (Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat)]]></title>
    <link>http://www.lepartidegauche45.com/categorie-10947802.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat&quot; du blog &quot;Parti de Gauche du Loiret : Ecologie - Socialisme - République&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Parti de Gauche du Loiret : Ecologie - Socialisme - République (Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 22:14:56 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 22:14:56 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lepartidegauche45.com</copyright>            <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Smicards au pain sec]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-les-smicards-au-pain-sec-65694223.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><img height="80" width="400" src="http://img.over-blog.com/400x80/2/40/21/10/Divers/pain-sec.jpg" alt="pain-sec.jpg" class=
    "CtreTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le gouvernement a décidé de n'appliquer aucun coup de pouce au SMIC qui ne progressera que de 1,6 % au 1er janvier, c'est à dire
    l'augmentation automatique liée à l'inflation. Aucune amélioration donc pour les plus de 3 millions de salariés payés au SMIC, dont une bonne partie des 1,5 millions de salariés à temps partiels
    contraints. Pour beaucoup de femmes salariées de la grande distribution ou d'entreprises de nettoyage, le cumul d'un SMIC horaire faible et de durées du travail restreintes conduit directement à
    la pauvreté, qui frappe désormais 40 % des salariés à temps partiel contraint.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Indifférent à leur sort, le gouvernement a, au contraire, été sensible aux revendications des branches les plus dures en terme de bas
    salaires. Face à la persistance de minimas inférieurs au SMIC dans les grilles de salaires, une loi de 2008 avait prévu la diminution des exonérations de cotisations sociales à partir du 1er
    janvier 2011 pour les branches toujours contrevenantes. Celles-ci sont toujours une vingtaine et concernent 1,4 millions de salariés. Relayées par le MEDEF, les protestations des patrons de ces
    branches ont été entendues par le nouveau ministre du travail Xavier Bertrand qui a décidé de reporter les sanctions à 2013. Ces secteurs, dont la restauration rapide et le commerce de détail,
    cumulent pourtant les plus bas salaires et les pires conditions de précarité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans le même temps, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont continué à s'envoler, en hausse de 86 % sur les six premiers mois de
    2010 par rapport à 2009&nbsp;: + 6800% pour la Société générale, + 120% pour Suez, + 113% pour PPR, + 70% pour Veolia, + 45% pour France Telecom et + 38% pour BNP Paribas. Cette envolée des
    profits donne une idée des marges de manœuvre considérables qui existent pour augmenter les salaires. Elle indique a contrario que le partage de la richesse créée continue à se dégrader au
    détriment du travail. On sait que ce sont déjà 10 points de la richesse nationale qui sont passés des poches du travail à celles du capital depuis les années 1980. Un pactole de près de 200
    milliards d'euros par an que la gauche devra rendre aux salariés, notamment, comme le propose le PG pour augmenter le SMIC à 1 500 euros nets dans les 2 ans suivant les élections gouvernementales
    de 2012.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 Jan 2011 23:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">25065503afd045b88379f995adf5a43d</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-les-smicards-au-pain-sec-65694223-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tract : " Agir contre le chômage et les précarités "]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-tract-agir-contre-le-chomage-et-les-precarites--40816879.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a title="Lire ou télécharger ce tract" href="http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/tracts/tract-pg-chomeurs.pdf" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Tracts/Chomeurs.jpg" class="CtreTexte" height="280" width="200"></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Cliquez ci-dessus<br>
    pour lire ou télécharger ce tract</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Dec 2009 20:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5a48f0a7412a1972b083380f868aeaeb</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-tract-agir-contre-le-chomage-et-les-precarites--40816879-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Victimes d'accident du travail : l'indécente politique de la droite]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-victimes-d-accident-du-travail-l-indecente-politique-de-la-droite-39422040.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img height="80" width="400" src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Divers/accident-travail.jpg" class=
    "CtreTexte"><br>
    Chaque loi nouvelle est l'occasion pour la droite et le gouvernement de s'attaquer aux salariés et de dresser les Français les uns contre les autres pour briser les
    solidarités.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Cette fois ce sont les victimes d'accidents du travail qui sont visées et montrées du doigt comme s'ils étaient des privilégiés. En effet, par un amendement de la majorité, approuvé par le
    gouvernement, les indemnités perçues par les accidentés du travail seront à présent soumises à l'impôt.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    La droite et le gouvernement de Sarkozy nous expliquent qu'il s'agirait d'une question d'équité entre les personnes. Non, les indemnités journalières d'une victime du travail ne peuvent être
    comparées aux indemnités journalières de maladie ou de maternité.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est oublier que dans le cas des accidentés du travail, les personnes sont des victimes touchées lors de leur activité professionnelle. Comment comparer un accident du travail avec un rhume ou
    une grippe. Ni la nature de l'arrêt ni son origine ne peuvent se confondre.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    De plus, l'origine du régime particulier réservé aux accidents du travail a été voté pour compenser une indemnisation réduite des pertes de revenus ainsi que le refus mainte fois réitéré
    d'indemniser d'autres préjudices comme le préjudice moral ou celui du dommage dans la vie personnelle des personnes.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Il est donc profondément choquant d'aligner ces indemnités sur le droit commun des rémunérations.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ce n'est pas de l'équité sociale, c'est de l'injustice sociale.<br>
    <br>
    <em>Martine Billard</em></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Nov 2009 17:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7eb3426da11165ad9565040727adf600</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-victimes-d-accident-du-travail-l-indecente-politique-de-la-droite-39422040-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le gouvernement doit régulariser les travailleurs sans-papiers !]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-le-gouvernement-doit-regulariser-les-travailleurs-sans-papiers--38310388.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img height="80" width="400" src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Divers/greve-sans-papiers-1.jpg" class=
    "CtreTexte"><br>
    Ce lundi 12 octobre 2009, plus d'un millier de travailleurs sans-papiers se sont déclarés en grève illimitée pour exiger leur régularisation, avec le soutien de la CGT et l'Union Syndicale
    Solidaires. Les grévistes occupent actuellement six lieux sur Paris, entreprises ou fédérations patronales représentatives des secteurs d'activité&nbsp; recourant abondamment à cette main
    d'oeuvre surexploitée&nbsp;: hôtellerie-restauration, bâtiment et travaux publics, nettoyage, intérim... Danielle Simonnet, conseillère de Paris et responsable du Parti de Gauche en charge de la
    commission Migrations, s'est rendue ce matin sur le chantier du tramway parisien Porte des Lilas pour apporter le soutien du Parti de Gauche aux travailleurs sans-papiers qui occupent ce site.
    D'autres élu-e-s, responsables parisiens et nationaux du Parti de Gauche se rendront sur les autres sites de grèves.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ce nouveau mouvement revendicatif s'inscrit dans la continuité de celui lancé le 15 avril 2008 à l'initiative de la CGT et qui avait débouché sur plusieurs milliers de régularisations. Cette
    lutte a mis au grand jour une réalité jusque là méconnue&nbsp;: la plupart des sans-papiers sont avant tout des travailleurs, membres à part entière de la société française, participent à la
    solidarité nationale par leurs cotisations et leurs impôts, tout en étant privés de la plupart des droits sociaux. Un sondage a d'ailleurs montré qu'une large majorité de nos concitoyens est
    favorable à la régularisation de ces travailleurs</span></span><a name="_ftnref1" href="about:blank" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;">[1]</span></span></a><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Mais, plus d'un an après le début de cette lutte, le gouvernement Sarkozy refuse toujours d'entendre ces revendications et s'entête dans sa politique sécuritaire et anti-immigrés. Il multiplie
    les obstacles à la régularisation et bafoue l'égalité de traitement au sein de la République en appliquant des critères différents selon les préfectures, les entreprises, les nationalités ou les
    professions. Dans un contexte de crise, le gouvernement joue la surenchère sécuritaire pour tenter de faire oublier l'échec des politiques libérales. Rappelons que les travailleurs sans-papiers
    ne prennent le travail de personne; affirmer le contraire procède d'une vision malthusianiste du monde du travail qui a peu à voir avec la réalité économique. En revanche, l'existence d'une
    "armée de réserve" de travailleurs sans droits est une véritable aubaine pour le patronat qui peut ainsi exercer une pression à la baisse sur les salaires et les droits sociaux de l'ensemble des
    salariés de ce pays&nbsp; en recourant à cette «&nbsp;délocalisation sur place&nbsp;». Ces grèves dévoilent également au grand jour les conséquences en matière de mépris du droit du travail, du
    recours en cascade à des entreprises de sous traitance et dintérim.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Par conséquent, le Parti de Gauche demande la régularisation immédiate des travailleurs sans-papiers en grève, et reprend à son compte l'exigence d'une circulaire de régularisation des salariés
    sans-papiers récemment formulée par 11 organisations syndicales et associatives</span></span><a name="_ftnref2" href="about:blank" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;">[2]</span></span></a><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">. Pour le Parti de Gauche, cette circulaire devra être la première
    étape d'un plan de régularisation de l'ensemble des sans-papiers actuellement présents sur le territoire français. Plus généralement, le Parti de Gauche défend une réorientation complète de la
    politique de la France et de l'Europe vis-à-vis des pays du Sud, qui soit fondée sur la coopération et la solidarité plutôt que sur la construction de murs entre les
    peuples.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    «&nbsp;Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici&nbsp;!&nbsp;»<br></span></span><br>
    <br>
    <a name="_ftn1" href="about:blank" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">[1]</span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;">. Sondage CSA pour le Parisien publié le 27 avril 2008: 68% des Français interrogés sont favorables à la régularisation des travailleurs
    sans-papiers<br></span></span><br>
    <a name="_ftn2" href="about:blank" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">[2]</span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;">. Courrier du 1<sup>er</sup> octobre 2009 à François Fillon, signé par: CGT, CFDT, Union Syndicale Solidaires, FSU, UNSA, Ligue des Droits de l'Homme, Cimade,
    Réseau Éducation Sans Frontières, Femmes Égalité, Autremonde, Droits devant!!</span></span>
  </p><!--Start Of DDRFS-->]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dfd2c212f0efb4e186273e013341b6bb</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-le-gouvernement-doit-regulariser-les-travailleurs-sans-papiers--38310388-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Déjà 21 jours de grève de la faim sur le Port du Havre pour notre camarade du PG Alain BOURGEOIS !]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-35642600.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img height="228" width="350" src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Divers/abeille.jpg" class="CtreTexte"><br>
    Notre Camarade du Parti de Gauche, Alain Bourgeois officier-mécanicien, est en grève de la faim sur le port du Havre depuis le 13 août dernier.<br>
    <br>
    Il dénonce, pour l’ensemble des acteurs de la filière, les atteintes aux conditions de travail des salariés du remorquage des ports, pourtant régulièrement inscrites dans le code général du
    travail, le code maritime et même les accords de branche !<br>
    <br>
    Jusqu’il y a peu, une compagnie unique, les fameuses « abeilles », était habilitée à remorquer les navires jusqu’aux quais, suivant un cahier des charges extrêmement contraignant et sécurisant,
    chaque jour et 24h/24h. La vente de la Cie à un groupe espagnol et l’arrivée d’une société hollandaise, ont évidemment entraîné une concurrence acharnée, s’attaquant aux conditions de sécurité et
    aux acquis sociaux.<br>
    <br>
    La fin des congés payés, des dimanches et jours fériés&nbsp; pour les marins des remorqueurs du Havre… et d’ailleurs.<br>
    <br>
    Aujourd’hui, par un tour de passe-passe, la Cie hollandaise entend imposer 26 semaines de 70h et 26 semaines non travaillées, soit 52 semaines, en faisant l’impasse sur les week-ends repos
    hebdomadaires, les jours fériés et la totalité des congés, et ce pour le même salaire évidemment ! Les astreintes et les heures supplémentaires pas toujours comptabilisées.<br>
    <br>
    Dans la même veine, on comptabilise le repos à posteriori, et seul 9 heures de repos sont accordées quotidiennement tendant ainsi à imposer des heures d’astreinte non rémunérées à bord , ces
    heures d’astreintes échappant ainsi au régime des heures supplémentaires.<br>
    <br>
    Ainsi il n’y a plus de service public unique, auparavant orchestré par le Port lui-même pour la sécurité de tous, mais deux sociétés privées qui ne traitent que leurs propres clients. Elles
    n’hésitent donc pas à laisser en rade des bateaux pendant de longues et coûteuses heures, prouvant s’il en était besoin que ce ne sont pas les salaires des marins qui grèvent les budgets des
    armateurs, mais la volonté d’aller jusqu’au bout de la casse sociale.<br>
    <br>
    L’Inspection du Travail a donné raison à notre camarade en lutte ! Un comble : La Compagnie en prend acte mais refuse d’appliquer les accords. Elle obligerait ainsi notre camarade à aller en
    justice pour les faire appliquer !<br>
    <br>
    Encore un exemple de la libre concurrence&nbsp; et de la loi de la jungle du capitalisme.<br>
    <br>
    Dès le 3 septembre, M. CARENCO, ancien préfet de Haute-Normandie et directeur de cabinet de J. L. BOORLO recevra les organisations syndicales pour passer en force, faire voter de nouveaux textes
    et donner raison aux armateurs et compagnies de remorquage. Toute la Gauche doit être à leurs côtés.<br>
    <em><br>
    Claudine Lelièvre<br>
    Conseillère régionale PG de Haute-Normandie<br></em><br>
    Soutenez notre camarade A. BOURGEOIS à l’adresse suivante :<br>
    <a title="contacter" href="mailto:partidegauchedelaregionhavraise@yahoo.fr" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">partidegauchedelaregionhav</span><span style=
    "color: #ff0000;">raise@yahoo.fr</span></a></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Sep 2009 17:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3871c8c8e9ceb5c65f4a6663fdcce1c6</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-35642600-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intervention de Martine Billard à l'Assemblée Nationale : Loi Travail du dimanche - Motion de rejet préalable]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-33748528.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Personnalit-s/Martine-Billard--2-.jpg" class="CtreTexte" height="123"
    width="400"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Affiches/pg-travail.jpg" class="GcheTexte" height="112" width="150">J'ai reçu de M. Jean-Claude Sandrier et des membres du groupe de la Gauche
    démocrate et républicaine une motion de rejet préalable déposée en application de l'article 91, alinéa 5, du règlement.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><strong><br>
    Mme Martine Billard</strong>. Madame la présidente, monsieur le ministre, messieurs les présidents de commission, messieurs les rapporteurs, nous examinons une nouvelle proposition de loi sur le
    travail du dimanche puisque l'examen de la précédente, en décembre dernier, avait tourné court entre l'examen en commission et l'inscription à l'ordre de jour de la séance, malgré une réécriture
    dictée depuis l'Élysée... Nous nous souvenons des propos du président du groupe UMP, venu en séance nous annoncer : « Nous allons profiter de la trêve des confiseurs pour continuer d'y travailler
    ». Aucun texte n'était finalement réapparu en janvier mais nous en sommes aujourd'hui à la quatrième version de la même proposition de loi.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Nous pouvons nous interroger sur cette obstination qui pousse le Président de la République, le rapporteur, et derrière eux la majorité UMP, à imposer un texte dont ils sont seuls à être
    convaincus qu'il soit utile. De toute évidence, le Président de la République n'admet pas que ses désirs ne soient pas suivis d'effets.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Nous voyons ici l'application de la sentence présidentielle proclamée dernièrement à Versailles : « La crise nous rend plus libres d'imaginer un monde plus libre. » Entendons par là que nous n'en
    avons pas fini avec le renard libre dans le poulailler libre.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Au demeurant, une fois de plus, vous détournez l'esprit de la loi en recourant à la procédure de la proposition de loi d'initiative parlementaire plutôt qu'à celle d'un projet de loi du
    gouvernement, et ce pour vous affranchir de l'obligation de concertation avec les syndicats. La méthode est certes bien rodée, mais n'en reste pas moins une violation flagrante du principe de
    concertation que vous aviez encouragé et soutenu lors de l'examen de la loi de modernisation sociale en prévoyant une négociation préalable avec les partenaires sociaux. Ne venez pas me dire que
    vous vous êtes concertés avec eux : discuter et négocier, ce n'est pas la même chose. Si les deux mots sont différents, ce n'est pas un hasard.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Un fil conducteur apparaît dans l'ensemble des versions : l'impunité pour ceux qui sont hors la loi, comme à Plan-de-Campagne, à Éragny ou à Thiais, et le refus d'inscrire dans la loi des
    contreparties obligatoires en termes de salaire et de repos compensateur, malgré les grands discours sur le « travailler plus pour gagner plus ».<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le texte qui nous est soumis est construit autour d'une tromperie flagrante. En effet, il commence par proclamer à nouveau, dans le code du travail, le principe selon lequel « le repos
    hebdomadaire est donné le dimanche », enjolivé maintenant par la formule : « dans l'intérêt des salariés ». Or si le principe du repos dominical existe, tout travail le dimanche ne peut donc être
    qu'une exception et, comme toute exception, devrait donner lieu à contreparties pour les salariés. Mais vous videz ce principe de sa substance en ajoutant, dans le nouvel article L. 3132-25 du
    code du travail, l'expression « de droit » pour le repos hebdomadaire par roulement.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Cela signifie que dans les communes touristiques ou thermales, ainsi que dans les zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente, les salariés n'auront plus le
    choix : ils ne pourront plus refuser de travailler le dimanche, sous peine de licenciement, et leur entreprise n'aura plus d'obligation de contrepartie salariale ou de repos compensateur. Il y a
    donc bien tromperie, contradiction entre la préalable affirmation de principe et la réalité précisée ensuite. C'est une grande première parce que, jusqu'ici, le travail du dimanche n'était pas de
    droit dans le code du travail, y compris dans les communes touristiques.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Vous essayez d'expliquer qu'il y a une différence entre le code du tourisme et le code du travail quant à la définition des communes touristiques. Mais vous n'êtes pas si sûrs de vous puisque la
    commission des affaires sociales vient d'adopter, ce matin, un amendement tendant à substituer l'expression « commune d'affluence touristique » à celle de « commune touristique
    ».<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Voilà un nouveau concept qui va dans le sens de la simplification et de la clarification de la loi : nous aurons donc dorénavant les communes touristiques au regard du code du tourisme, et les
    communes d'affluence touristique ! Cela voudrait dire qu'il y a en France des communes touristiques qui n'ont pas d'affluence touristique. C'est une grande nouveauté ! (Sourires et
    applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le travail du dimanche est donc banalisé, d'autant que les dérogations ne seront plus accordées au cas par cas par l'autorité administrative, mais seront de droit pour tout commerce de détail
    inclus dans le zonage.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Mais la notion de communes touristiques ne répondant pas à toutes les situations, vous inventez, après diverses versions, une nouvelle catégorie : les PUCE, dans les zones urbaines de plus d'un
    million d'habitants. Cela prouve, là aussi, que l'on ne s'inscrit pas dans une logique de simplification. Les nouvelles zones qui avaient été proposées en mai 2008 regroupaient l'Île-de-France et
    les Bouches-du-Rhône. Il s'agissait de régulariser des zones qui n'étaient pas conformes à la loi. Dans la version de novembre, Lyon et Lille ont été ajoutées. Aujourd'hui, on nous dit que Lyon
    ne sera pas concernée, mais il reste une ambiguïté dans la mesure où le rapporteur indique qu'il n'y aurait pas, à ce jour, d'usages constatés de consommation exceptionnelle de fin de semaine
    alors que dans le Vieux-Lyon, déclaré en zone touristique, le repos hebdomadaire par roulement sera dorénavant de droit.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Par ailleurs, dans l'agglomération lyonnaise, il existe plusieurs enseignes de l'ameublement qui peuvent décider d'ouvrir à tout moment le dimanche depuis l'amendement Debré du 20 décembre 2007,
    et ce sans contrepartie pour les salariés.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le rapporteur a expliqué en commission - on retrouve son argumentation en page 89 du rapport - que la notion de fin de semaine n'est pas « une définition juridique, mais une définition lexicale
    qui peut en l'occurrence désigner le samedi et le dimanche, ou le dimanche seul ». Mais comme même ses collègues de l'UMP étaient quelque peu sceptiques sur la notion de définition lexicale, la
    commission vient de réduire, par un amendement voté ce matin, la fin de semaine au dimanche. C'est un peu mieux ou moins pire, il faut le reconnaître.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    À Paris, par un artifice de rédaction qui ne s'applique qu'à cette ville, c'est le préfet, et non le maire, qui décidera soit de classer Paris entièrement en ville touristique, soit de délimiter
    des zones touristiques précises dans la capitale.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Qu'en est-il du respect du suffrage universel à Paris ? Dorénavant, le conseil de Paris n'aura plus son mot à dire alors que, jusqu'ici, il émettait tout de même un avis avant la décision du
    préfet de Paris. Celui-ci décidera tout seul si Paris doit être une commune touristique dans sa totalité ou quelles seront les zones touristiques situées dans la
    capitale.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Compte tenu de « l'indépendance » du préfet de Paris par rapport au Président de la République et des déclarations de ce dernier sur la nécessité d'ouvrir tout Paris au travail du dimanche, on ne
    peut que s'inquiéter. A Paris, il s'agit clairement de permettre aux grands magasins et aux commerces des grandes avenues d'imposer le travail du dimanche toute l'année à leurs salariés, même si
    leur activité ne relève ni du domaine culturel ni de l'accueil des touristes. Comme si, le dimanche à Paris, les touristes n'avaient pas assez de possibilités de s'épanouir au cours de promenades
    ou de visites dans des sites culturels variés et splendides, et comme s'il fallait absolument les envoyer dans les temples de la consommation de biens matériels de peur qu'ils ne sachent pas
    comment s'occuper et boudent la capitale.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    De plus, à l'heure actuelle, sept zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente existent dans Paris, dont trois d'ailleurs dans la circonscription dont je
    suis l'élue.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Relevant de l'article L. 3132-25, le travail dominical sera dorénavant de droit dans ces zones, donc sans contrepartie. Au regard du nouvel article L. 3132-25-2 des périmètres d'usage de
    consommation exceptionnel pourront donc être délimités par le préfet de région à Paris. Dans ces nouveaux périmètres, des contreparties pour travail du dimanche seront dues aux
    salariés.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    À moins que M. le ministre ne nous précise la manière dont le Président de la République envisage les choses pour Paris, nous allons nous retrouver avec deux types de situation : des périmètres
    où des contreparties seront accordées pour le travail du dimanche, et des périmètres relevant de la loi précédente où il n'y en aura pas.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Concrètement, lorsque les commerces du quartier des Halles seront ouverts le dimanche, dans le cadre du nouveau dispositif de PUCE, les salariés recevront des contreparties obligatoires. En
    revanche, dans les sept zones délimitées précédemment - relevant de l'article L. 3132-25 -, il n'y aura pas de contreparties. Ainsi, dans la circonscription dont je suis l'élue, certains salariés
    auront droit à des contreparties, d'autres non. On peut donc douter de la pérennité des contreparties en salaire et en repos pour le travail du dimanche quand il y aura concurrence entre les deux
    types de dispositif.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    La majorité veut nous faire croire qu'elle aurait finalement trouvé un texte de consensus après la cacophonie de décembre dernier, et qu'elle agirait au nom de la modernité à laquelle tout le
    monde serait sommé de s'adapter alors que ce n'est qu'un bégaiement de l'histoire du XIXe siècle.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    À ce titre, l'avis de la commission des affaires économiques est un florilège d'arguments fumeux, partant du constat de l'étalement urbain et de la perte de temps lors des trajets professionnels
    avant de conclure sur une statistique qui laisse coi : selon une étude du CREDOC de novembre 2008, 36 % des Français déclarent manquer de temps pour faire ce qu'ils ont à
    faire.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    En quoi cela justifie-t-il la remise en cause du principe du repos dominical sur lequel repose l'ordre public social ? Si la question est un problème de temps libre, ce n'est certainement pas en
    mettant de plus en plus de personnes au travail le dimanche que vous dégagerez du temps. La meilleure solution est de rétablir les 35 heures !<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    S'il s'agit d'un problème de pouvoir d'achat, augmentez les salaires, à commencer par le SMIC qui n'a pas connu de coup de pouce depuis trois ans. En outre, tous nos concitoyens n'ont pas besoin
    de consommer plus : certains consomment déjà beaucoup trop pour ce que peut supporter notre planète !<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Dans l'opinion, les oppositions au travail du dimanche dépassent les positionnements gauche-droite. Saisi par le Premier ministre Dominique de Villepin en 2007, le Conseil économique et social
    avait rendu un avis négatif sur l'ouverture dominicale. Il s'était dit opposé à toute généralisation et avait adopté une posture de prudence extrême sur un sujet dont il expliquait qu'il est
    d'abord celui d'un choix de société.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    La majorité des Français refusent de travailler le dimanche, alors que vous prétendez de manière récurrente qu'ils souhaitent une ouverture des magasins ce jour-là. L'enquête du CREDOC de
    l'automne 2008 n'est pas aussi simpliste et affirmative que vos propos. Vous n'en avez retenu que ce qui vous arrangeait pour travestir la réalité. Tant que l'élargissement du travail du dimanche
    n'était qu'une vague perspective, les réponses de nos concitoyens étaient en partie contradictoires. Tout en souhaitant à une très courte majorité l'ouverture le dimanche - 52 % selon le CREDOC
    en septembre 2008 -, ils étaient dans le même temps opposés massivement au fait de devoir eux-mêmes travailler le dimanche - 61 % selon la même enquête.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Selon une enquête de l'institut IPSOS, publiée en décembre dernier, une écrasante majorité de nos concitoyens - 84 % - est attachée au repos du dimanche, notamment les salariés du secteur privé
    qui, évidemment, sont les premiers concernés. Les deux tiers estiment qu'ils n'auront pas la possibilité de refuser si l'employeur leur demande de travailler. Vous leur avez déjà fait le coup
    avec les heures supplémentaires qui devaient être des « heures choisies » ; ils ne vous croient plus !<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Si les Français sont contre ces mesures, c'est aussi le cas des syndicats. Ainsi, la CGT, la CGC, l'UNSA, la CFDT, la CFTC, FO et les Solidaires sont contre toute déréglementation du travail
    dominical, en raison des répercussions négatives qu'elle aurait sur l'économie et la société françaises.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    L'opposition à ce texte vient également des syndicats patronaux. Ainsi, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises dénonce cette proposition de loi. Elle analyse l'ouverture du
    dimanche comme un facteur de destruction d'emplois. C'est également le cas de la Confédération des commerçants de France, du Club des managers de centre-ville, de la Fédération nationale des
    centres-villes et de la Fédération française des associations de commerçants. Ils renouvellent leur opposition à cette dernière mouture de la proposition de loi
    Mallié.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Depuis sept ans que vous êtes au pouvoir, vous n'avez eu de cesse de réduire les droits sociaux - particulièrement ceux des salariés - et de démanteler le code du travail. Cette politique n'a
    fait que s'aggraver depuis deux ans. Ce n'est plus de la régression sociale, mais une véritable dépression sociale que vous imposez au pays, et qui touche en premier lieu nos concitoyens les plus
    modestes. Après avoir déplafonné les heures supplémentaires, mis fin aux 35 heures, aux RTT de même qu'aux repos compensateurs, c'est la possibilité du travail jusqu'à soixante-dix ans que vous
    avez introduite.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Cette liste n'est hélas pas exhaustive. Mais les mauvais coups que vous avez portés n'étaient sans doute pas suffisants pour satisfaire vos a priori idéologiques. Votre plan anti-crise en est une
    preuve supplémentaire. Il n'apporte aucune réponse à nos compatriotes frappés de plein fouet par les licenciements ou le chômage partiel. Pour eux, vous avez comme seule proposition : ouvrir le
    dimanche les magasins des chaînes de la grande distribution spécialisée.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Vous affirmez que cette mesure devrait créer des emplois et augmenter le pouvoir d'achat. Ce n'est pas l'analyse des organismes, dont le CREDOC, qui ont étudié les effets positifs comme négatifs
    de l'ouverture du dimanche.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    En réalité, votre objectif n'est pas de stabiliser et encore moins de réduire le chômage ni d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés, mais seulement de régulariser les violations répétées de
    la loi, enfin sanctionnées par les tribunaux, notamment dans le Val-d'Oise (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC), dont se sont rendues coupables certaines enseignes qui ne
    supportent plus de devoir attendre et, qui sait, de devoir payer les amendes qui leur ont été infligées.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a urgence : cette loi doit passer avant la date limite de paiement des amendes, fixée à ces enseignes.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Par la même occasion, vous permettez une extension-banalisation du travail du dimanche.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Au passage, il est profondément choquant que des ministres aient fait l'éloge de ces chaînes commerciales qui développent leur activité en toute illégalité. II est encore plus choquant de rendre
    légal ce qui est illégal au lieu de sanctionner les tricheurs (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.) Quand il s'agit des salariés ou des chômeurs, vous n'hésitez pas à renforcer
    les sanctions. C'est une fois de plus la loi du « deux poids, deux mesures ».<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Il faut dire que votre méthode est désormais bien huilée. Une première loi propose une expérimentation ou un champ limité d'application. Puis, dans un second temps, avant même que les effets
    produits par les premières dispositions ne soient quantifiables, vous généralisez ce qui n'était au départ qu'une expérimentation. C'est ainsi que vous démantelez chaque jour un peu plus le droit
    du travail dont le droit au repos dominical est un symbole devenu pour vous inacceptable, comme l'est le droit aux arrêts maladies et aux arrêts maternité pour le porte-parole de l'UMP
    (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Votre loi constitue donc une prime aux tricheurs, à ceux qui ne respectent pas la loi, aux délinquants en cravate. Vous cherchez sans cesse à criminaliser les chômeurs, les bénéficiaires des
    minima sociaux ou de la sécurité sociale, les salariés, les syndicalistes. En revanche, à chaque fois que se présente l'occasion de dépénaliser les conduites frauduleuses des entreprises et de
    leurs dirigeants, vous n'hésitez pas. L'utilisation des expressions « usages constatés » et « habitudes de consommation de fin de semaine » ne fait que renforcer le caractère d'amnistie générale
    pour les patrons fraudeurs. C'est choquant et inacceptable.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Cette proposition est aussi une aberration économique. Vous annoncez que l'ouverture du dimanche permettrait une augmentation du chiffre d'affaires de 30 %. D'où vient ce chiffre extraordinaire ?
    Par quel miracle le pouvoir d'achat des ménages ferait-il un bond aussi soudain ? Vous faites comme si le pouvoir d'achat des Français était extensible à l'infini. À pouvoir d'achat constant, les
    Français seraient en mesure de dépenser plus et auraient donc besoin d'effectuer leurs achats le dimanche ? Donnez-nous votre recette !<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Si les entreprises qui ne respectent pas la loi présentent des chiffres d'affaires flatteurs, cela tient au fait qu'étant les seules à ouvrir, elles se retrouvent sans véritable concurrence. Si
    l'ouverture du dimanche devait se généraliser, le chiffre d'affaires comme les marges de ces entreprises se réduiraient mécaniquement.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Vous prétendez aussi que le travail du dimanche créerait des emplois. Les études à notre disposition contredisent cet argument.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Tout comme la croissance, l'emploi ne sera pas au rendez-vous. L'effet majeur sera avant tout de déplacer l'activité de la semaine vers le dimanche, et donc des centres villes vers les zones
    commerciales des chaînes de magasins ou, dans les grandes agglomérations comme Paris, Lille ou Marseille, de mettre en danger le commerce des communes périphériques au profit des centres villes.
    Le comble pourrait d'ailleurs être qu'à terme, les enseignes de Plan-de-Campagne préfèrent revenir à Marseille pour échapper aux contreparties salariales, si Marseille devait être classée commune
    touristique. L'enquête du CREDOC, pourtant commandée par Bercy, est très claire sur le sujet.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    De plus, si l'on tient compte des effets sur le commerce de proximité, cette proposition de loi est même alarmante pour l'emploi. En effet, son adoption signerait l'acte de décès des artisans et
    des commerçants des centres-villes. Ils sont bien souvent l'âme des quartiers, grâce à l'animation qu'ils permettent. À chiffre d'affaires égal, ils emploient trois fois plus de personnel que les
    grandes enseignes. Cette destruction d'emploi que certains estiment à plus de 30 000 emplois ne sera pas compensée. D'ailleurs vos statistiques n'indiquent jamais le nombre exact de salariés
    travaillant le dimanche dans le commerce non alimentaire, le seul qui serait significatif sur le sujet.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Enfin, l'ouverture du dimanche, c'est la certitude d'une augmentation des prix. Pour de multiples raisons, le coût d'une ouverture dominicale est estimé trois fois plus élevé que celui d'une
    ouverture en semaine : les charges de fournisseurs sont plus élevées, tout comme les frais de communication.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ainsi, dans un article paru le 18 novembre dans le journal Le Monde, Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, expliquait : « L'impact théorique de l'ouverture dominicale est ainsi
    ambigu (...) Ceux qui travaillent le dimanche perdent des heures en semaine ; au total, l'impact sur leur salaire est très faible. » S'il n'y a pas de contrepartie, il est encore plus faible,
    bien évidemment ! « C'est probablement ce qui amène l'UMP à préconiser un paiement double de la rémunération de base le dimanche », suppute Philippe Azkenazy. Mais cette préconisation est tout de
    suite bafouée par la réalité de ce texte. « Or déjà, sans un tel doublement, les études nord-américaines sont unanimes : l'ouverture dominicale se traduit par une augmentation des prix de l'ordre
    de 4 % », indique Philippe Azkenazy.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Qu'en sera-t-il en France en cas de doublement de la rémunération ? Nous ne disposons d'aucune étude d'impact, d'aucune donnée officielle sur la question. La hausse sera-t-elle de 5 %, de 6 %, de
    7 % ? Aussi Philippe Askenazy invite-t-il à « poser aux Français une question complète : souhaitez-vous une ouverture dominicale des commerces quitte à subir une hausse des prix ?
    »<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Je crains que vous ne connaissiez pas d'avance la réponse, ce qui vous a incités à ne pas poser la question.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Venons-en à la supposée liberté de ceux qui veulent travailler le dimanche. Franchement, je trouve cette affirmation quelque peu cynique. Les arguments que vous avancez traduisent votre
    méconnaissance profonde de la condition salariale (Protestations sur les bancs du groupe UMP) que vivent au quotidien les salariés du privé. Le lien de subordination, que vous niez régulièrement,
    non seulement existe dans la loi, mais il est bien concret.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Qui embauche ? Qui impose ou accorde des heures supplémentaires ? Qui autorise les dates de congés ? Qui licencie ?<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    La liste des éléments de subordination s'arrête d'autant moins là que vous n'avez cessé de réduire les droits des salariés au bénéfice de leurs employeurs. Dans Le Parisien du vendredi 3 juillet,
    un article rappelle les conditions dans lesquelles les salariés du fabricant d'ampoules électriques OSRAM se sont vus contraints d'accepter des baisses de salaires. Ils ont été obligés d'accepter
    sous la menace d'être licenciés. Et vous osez essayer de nous faire croire que des salariés pourront refuser de travailler le dimanche !<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    La liberté de travailler le dimanche est du même ordre que celle d'accepter une baisse de salaire, de travailler à temps partiel, de se retrouver avec des horaires décalés, de choisir ses dates
    de vacances ou d'utiliser ses droits à RTT. Dans les enseignes à succursales multiples, une grande partie du personnel - souvent féminin - est non seulement au SMIC, mais aussi à temps partiel.
    Les salaires sont donc souvent de l'ordre de 750 euros mensuels quand le seuil de pauvreté est à 880 euros. Ce sont souvent des mères de famille qui n'auront pas le
    choix.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Alors oui, c'est la loi du plus fort qui s'impose : celle de l'employeur qui a la liberté de mettre fin au contrat de travail. En la matière, il n'y a pas de volontariat qui tienne, mais la
    perspective de se retrouver au chômage qui contraint.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Si vous souhaitez augmenter le pouvoir d'achat, ce n'est certainement pas en ouvrant les magasins le dimanche ou en généralisant les heures supplémentaires que vous y parviendrez, mais c'est en
    revalorisant les petits salaires de manière significative et en portant le SMIC à 1 500 euros nets (« Très bien ! » sur les bancs des groupes GDR et SRC.)<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Votre proposition conduit également à une désorganisation de la vie sociale. Vous n'avez à aucun moment pris en compte cet élément dans le texte que vous présentez. Les professions touchées
    seraient beaucoup plus nombreuses que les seules professions commerciales. Avez-vous par ailleurs quantifié les besoins - en gardes d'enfant, en crèches ou en transports publics - ainsi créés
    ?<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Pour cette seule raison, le texte doit être réexaminé après qu'une étude d'impact sérieuse aura été fournie à l'ensemble des parlementaires, comme la réforme de la Constitution l'a d'ailleurs
    prévu pour les projets de loi. Il est vrai qu'en choisissant la forme de la proposition de loi, vous éludez cette obligation.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    À terme, c'est pourtant l'organisation de toute la société qui sera touchée, mais aussi les choix de vie. Faut-il consacrer son temps libre à la seule consommation pour faire tourner le système ?
    Tourner le dos aux activités sportives ou culturelles ? Comme j'ai déjà eu l'occasion de le demander à M. le ministre - qui s'est bien gardé de me répondre -, que deviendront les dizaines de
    milliers de rencontres sportives du dimanche si l'on fait disparaître le repos dominical et le bénévolat qu'il permet ?<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    La remarque vaut aussi pour les activités culturelles, les concerts amateurs qui, ce jour-là, se tiennent par milliers, ou même les sorties entre amis, les visites aux grands-parents, les
    anniversaires en famille. Que deviendra la vie familiale quand l'un travaillera le dimanche et l'autre pas, et que chacun aura des jours de repos différents ?<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le travail du dimanche fait donc peser une réelle menace sur la vie familiale, mais aussi sportive, culturelle et associative.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    La civilisation que vous nous proposez se limite à la consommation pour la consommation ; le consommateur y prévaut sur le citoyen. Chacun s'accorde pourtant à dire que la société a besoin de
    retisser les liens sociaux, qu'il existe un mouvement général en faveur d'une amélioration des conditions de vie ; or vous nous proposez d'aller en sens contraire.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est d'autant plus absurde que vous tournez ainsi le dos aux objectifs du Grenelle de l'environnement, le présent texte étant également une aberration pour la planète : le fait d'ouvrir des
    grandes surfaces et des galeries marchandes une journée supplémentaire a un impact environnemental et énergétique indiscutable, qu'il s'agisse de l'éclairage artificiel, du chauffage ou de la
    climatisation, ou encore des déplacements émetteurs de gaz à effet de serre. Cette surconsommation énergétique inutile, supérieure aux économies réalisées grâce au changement d'horaire entre
    hiver et été, est, je le répète, en totale contradiction avec le Grenelle de l'environnement. Il est vrai que nous nous habituons à l'idée que ce dernier, après avoir fait beaucoup de bruit,
    accouche de bien peu d'avancées.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Vous tournez aussi le dos à un développement du territoire inscrit dans le cadre du Grenelle. Le schéma du commerce en grande surface des années soixante-dix est un non-sens écologique, et il est
    complètement dépassé. C'est en grande partie le développement anarchique de ce type de commerces à la porte de nos villes qui a conduit au « tout voiture », au détriment des transports
    collectifs. Leur concentration toujours plus importante pousse à la désertification croissante des territoires ruraux mais aussi de certaines zones urbaines de banlieues. Elle défigure les
    entrées de nos villes par des zones toutes identiques, toutes aussi laides et sales, et s'oppose à un développement équilibré du territoire.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est d'autant plus vrai que vous ne donnez pas aux collectivités locales le droit de décider, in fine, de l'opportunité des dérogations. La réalité est que, à tout moment, l'autorité
    administrative, c'est-à-dire le préfet, aura le dernier mot. Or, qui est mieux à même que les élus locaux d'apprécier et d'ajuster les besoins des salariés et des consommateurs, bref, des
    citoyens, sur un territoire donné ?<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    En dehors des actionnaires des chaînes de magasins spécialisés dans l'ameublement, le jardinage ou les articles de sport, les partisans du travail le dimanche ne sont décidément pas
    nombreux.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Après avoir proposé de s'abstenir de prendre ses RTT, de faire des heures supplémentaires et de reporter l'âge de la retraite à soixante-dix ans, votre nouvelle trouvaille est d'imposer le
    travail le dimanche aux salariés modestes. C'est bien peu face à la crise et au regard de l'échec des précédentes dispositions, et ce n'est pas rassurant.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ce texte de casse sociale est détestable en son principe, tant il sape les fondements de notre ordre public social en tentant insidieusement de ne reconnaître comme relations humaines dignes de
    ce nom que les échanges marchands et les réflexes conditionnés de la consommation. Loin de simplifier les choses, elle les complexifie, introduit des distorsions de concurrence et de nouvelles
    possibilités de contournement de la loi, et prépare de futurs contentieux.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Au nom de la majorité de nos concitoyens qui refusent cette banalisation du travail le dimanche, je vous le répète : nos dimanches ne sont ni à vendre ni à acheter ! (« Très bien ! » sur
    plusieurs bancs du groupe GDR.)<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    En réalité, tout est fait pour exercer une pression à la baisse sur les salaires. Votre slogan n'est plus « travailler plus pour gagner plus », car il faut désormais travailler pour un salaire de
    misère. C'est le modèle américain que vous voulez nous imposer, avec les dégâts qui s'ensuivront - on voit en effet où ce modèle a conduit !<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Cette proposition de loi est donc une aberration économique, sociale et environnementale et, au nom des députés, Verts, communistes, du parti de Gauche et des DOM-TOM, du groupe GDR, je vous
    demande de voter son rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Jul 2009 19:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b72db95bd083e7025b2ba2cde610570e</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-33748528-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intervention de Marc Dolez, le 7 juillet 2009 à l'Assemblée Nationale, contre le travail du Dimanche]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-33650257.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Personnalit-s/marc_dolez_an.jpg" class="CtreTexte" height="88" width=
    "400"><br>
    Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, malgré les fortes oppositions qui se manifestent depuis plus d'un an dans le pays, le Président de la République, le Gouvernement
    et la majorité ont donc décidé de passer en force pour imposer le travail du dimanche, en évitant toute concertation préalable avec les partenaires sociaux. C'est la quatrième mouture du texte,
    mais rien n'a changé sur le fond. Elle ouvre toujours la voie à une généralisation du travail dominical, mettant en danger un acquis essentiel des salariés depuis plus d'un siècle, le droit au
    repos dominical, l'un des fondements de la cohésion sociale et familiale de notre société. Si aucun des arguments économiques avancés n'est vraiment convaincant, le recul social, lui, est bien
    réel ! Incohérence économique d'abord : travailler le dimanche n'est ni un atout pour le commerce, ni une réponse pour les consommateurs.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est, à terme, la disparition programmée des petits commerces, des artisans et des marchés traditionnels, qui ne pourront suivre les mêmes plages d'ouverture ; par voie de conséquence, c'est
    aussi la perte des emplois associés. Comme l'a parfaitement démontré l'étude déjà citée du CREDOC, l'ouverture des magasins le dimanche ne créera pas d'emplois. Au mieux, elle opèrera des
    déplacements d'emplois stables en CDI vers des emplois précaires : 15 000 à 20 000 emplois pourraient ainsi être supprimés dans le petit commerce.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Contrairement aux affirmations présidentielles, cette ouverture sera également sans effet sur la croissance, car un surcroît de consommation ne peut provenir que de l'augmentation des salaires et
    des retraites, sans laquelle il va de soi que les consommateurs ne dépenseront pas davantage ; ils seront simplement conduits à reporter certaines dépenses d'un jour sur l'autre. En février 2007
    déjà, le Conseil économique et social affirmait que « la consommation dépend du pouvoir d'achat, et l'effet d'entraînement provoqué par l'ouverture du dimanche ne serait qu'un déplacement dans le
    temps d'une dépense qui ne varie pas, sauf à solliciter davantage l'épargne ou le crédit, et ne serait qu'un transfert entre commerces ouverts et fermés ». Incohérence économique, mais aussi
    sociale : on nous parle de sauvegarde de l'emploi, alors qu'il s'agira plutôt de sa précarisation et de sa parcellisation. La proposition de loi vise officiellement à régulariser des situations
    contraires à la législation du travail dominical, créant ainsi un effet d'aubaine qui engage bien au-delà du repos hebdomadaire. La banalisation du travail du dimanche conduira à la précarité :
    CDD, intérim, heures supplémentaires ou encore surcharge de travail due à l'augmentation des amplitudes de travail. C'est ouvrir la porte à des ajustements de l'emploi au détriment des salariés
    les plus précaires, au premier rang desquels figurent les étudiants et les familles monoparentales. Illusion aussi du volontariat, mis en avant, mais qui n'est au fond qu'un affichage : prétendre
    garantir le volontariat des salariés, c'est méconnaître la réalité du monde du travail. Tout d'abord, compte tenu du lien de subordination qui caractérise le contrat de travail, le volontariat
    n'existe pas. En effet, il n'existe pas de liberté en droit du travail : tous les salariés sont juridiquement subordonnés et c'est l'employeur seul qui décide qui travaille le dimanche. Des
    milliers de salariés - des vendeuses, notamment - subissent d'ores et déjà cet état de fait : ils sont obligés de travailler le dimanche contre leur gré. Comment garantir que le droit de refus
    des salariés, souvent mis en avant dans ce débat, n'entraîne aucune discrimination dans l'évolution de la carrière, dans l'obtention d'une augmentation de salaire ou dans l'attribution d'une
    formation ? Le marché du travail et la notion d'offre raisonnable d'emploi permettent-ils vraiment à un salarié de refuser à l'embauche un contrat prévoyant le travail du dimanche ? Chacun
    connaît naturellement la réponse : la loi ne suffira pas à garantir contre les risques de discrimination et de représailles les salariés ou les candidats à l'embauche qui ne pourraient ni ne
    voudraient travailler le dimanche. Quant au pouvoir d'achat, des contreparties ne seront rendues obligatoires que pour les salariés travaillant le dimanche sur la base d'une autorisation
    administrative. Voilà qui exclut la majorité des salariés concernés, notamment ceux des zones touristiques et thermales. Il n'y a dans le texte aucune garantie ni aucune contrepartie pour la
    majorité des salariés exposés au travail du dimanche. En outre, le doublement du salaire ne s'appliquera pas si d'autres contreparties sont fixées par accord collectif, même moins favorable. Rien
    ne permet dans ce texte de déceler objectivement dans l'extension du travail du dimanche une nécessité sociale ou économique l'emportant sur les exigences qui soutiennent le principe d'un jour de
    repos commun, en vigueur depuis 1906. Au contraire, l'extension de l'ouverture des commerces le dimanche pose des problème sociétaux importants, le repos dominical étant le moment de l'exercice
    de nombreuses activités familiales, culturelles ou sportives, qui sont autant de voies pour assurer la cohésion sociale. Le coût social de la généralisation et de la banalisation du travail du
    dimanche est évidemment incalculable. Il ne peut hélas en résulter qu'une déstructuration encore un peu plus forte des liens sociaux. La question posée dans ce débat est bien la suivante :
    veut-on vraiment d'une société où l'individu n'existe que par sa fonction de consommateur ? Veut-on une société dont le cœur est la consommation, ou bien une société où la personne humaine est
    placée au centre de toute décision ? Le patronat, qui a déjà largement inspiré ce texte, a clairement répondu à cette question par la voix de sa présidente, Mme Parisot, qui déclarait il y a
    quelques mois que le débat n'est pas sur le travail du dimanche, mais sur l'ouverture de certains commerces. Tout est dit ! Parce que le repos dominical est et doit rester un repère collectif
    dans la société, je souhaite que notre Assemblée s'oppose résolument et massivement à ce texte.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Jul 2009 22:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">21ba373907f87b65e4de9a3cac8baace</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-33650257-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intervention de Marc Dolez, le 2 juillet 2009 à l'Assemblée Nationale, dénonçant l'attaque frontale contre le statut des fonctionnaires]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-33650473.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Personnalit-s/marc_dolez_an.jpg" class="CtreTexte" height="88" width=
    "400"><br>
    Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, les députés communistes, républicains et du parti de gauche estiment que le présent texte s'inscrit pleinement dans la révolution
    culturelle annoncée par le Président de la République le 19 septembre 2007 à Nantes, laquelle vise à mettre en place une nouvelle fonction publique, inspirée du modèle libéral européen, à
    l'anglo-saxonne.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Il s'agit d'une attaque frontale contre le statut des fonctionnaires et les garanties que ce dernier représente pour tous les citoyens ; il s'agit, en d'autres termes, d'une nouvelle remise en
    cause de la conception française de la fonction publique, laquelle repose, je le rappelle, sur le service public à la française qui est au cœur de notre pacte social et républicain, lui-même
    hérité de la Libération.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Si la loi du 19 octobre 1946 doit être considérée comme la première expression majeure, dans notre droit, de cette conception républicaine de la fonction publique, les avancées intervenues depuis
    ont permis d'accorder aux fonctionnaires de nouveaux droits et un statut spécifique.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Comme le rappelait récemment Anicet Le Pors, auteur de la grande loi de 1983, l'unité de ce statut est fondée sur trois principes. Le premier est l'égalité, par référence à l'article VI de la
    Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui dispose que l'accès aux emplois publics s'effectue « sans autre distinction que celle [des] vertus et [des] talents » : c'est donc par la voie
    du concours que l'on entre dans la fonction publique.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le deuxième principe est l'indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l'arbitraire administratif, principe assuré par le système dit de la « carrière » ou du grade,
    propriété du fonctionnaire et distinct de l'emploi, qui, lui, est à la disposition de l'administration ; ce principe ancien se trouve déjà formulé dans la loi relative aux officiers de
    1834.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Troisième et dernier principe : la citoyenneté, qui confère au fonctionnaire la plénitude des droits des citoyens et reconnaît la source de sa responsabilité dans l'article XV de la Déclaration
    de 1789, selon lequel « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Cette conception du fonctionnaire-citoyen s'oppose à celle du fonctionnaire-sujet.
    C'est sur cette base qu'a été construite une fonction publique à trois versants, ensemble à la fois unifié et respectueux des différences, comme l'indiquent ses quatre titres adoptés
    successivement en 1983, 1984 et 1986.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    À vrai dire, ce projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique est une nouvelle étape de l'offensive menée depuis plusieurs années contre la fonction
    publique et les services publics. Il est le prolongement des multiples déstabilisations menées depuis plus de vingt ans : mise à l'écart progressive, depuis le début des années 90, de la fonction
    publique de La Poste et de France Télécom, établissements suivis en cela par bien d'autres services ou établissements administratifs ; loi Hoeffel de 1994, qui a permis le recrutement sans
    concours des agents administratifs à l'échelle 2 ; rapport annuel du Conseil d'État de 2003, qui esquissait la théorie d'un autre modèle de fonction publique en érigeant le contrat en source
    autonome de son droit ; loi de juillet 2005, qui a introduit le contrat à durée indéterminée dans la fonction publique ; loi du 2 février 2007, dite de « modernisation », qui, sous couvert de
    renforcer le droit à la formation des agents, a rapproché la fonction publique du secteur privé ; Livre blanc sur l'avenir de la fonction publique du 17 avril 2008, rédigé par Jean-Ludovic
    Silicani ; enfin, proposition de loi déposée par quatre-vingt-sept collègues de la majorité le 21 janvier dernier pour instituer la liberté de recrutement par les collectivités territoriales et
    faire du recours au contrat de travail de droit commun la règle.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le présent texte poursuit donc un objectif de réduction des dépenses et des effectifs ; il encourage les départs sous couvert de mobilité et donne en réalité à l'État les outils nécessaires pour
    mettre en œuvre un plan social d'une ampleur inégalée. Enfin, dans le même but de réduction des dépenses publiques, il permettra à l'État de se désengager, au détriment des collectivités
    territoriales.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    L'argument de la mobilité est en réalité utilisé pour inciter les fonctionnaires à quitter la fonction publique.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    C'est dans cette intention que vous proposez d'accroître le champ de la contractualisation au sein de la fonction publique, d'y organiser l'instabilité de l'emploi et, à vrai dire, de favoriser
    le clientélisme.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    L'extension des possibilités de cumul d'emplois à temps partiel accroîtra incontestablement la précarité ; enfin, la facilitation du recours aux contractuels ou, pis encore, celui, légalisé, à
    l'intérim, ouvrent encore davantage la brèche de la contractualisation dans le recrutement au sein de la fonction publique. Couplée à l'intérim, cette contractualisation renforcée revient à
    fonder le recrutement sur le clientélisme et à en faire une filière d'embauche à part entière, pour transformer les agents de la fonction publique en variables d'ajustement, comme le sont les
    salariés des entreprises privées.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Alors que toute réforme ne devrait se fixer comme objectif que l'intérêt général et le progrès social pour tous, il s'agit bien ici de démanteler le statut de la fonction publique, pour mieux
    mettre en place la révision générale des politiques publiques qui commande des suppressions massives de postes de fonctionnaires. L'objectif est bien de donner aux administrations de nouveaux
    outils pour gérer les restructurations qu'imposera cette RGPP.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le dispositif principal du projet de loi traduit parfaitement cet objectif, notamment aux articles 6, 7, 8, 9 et 10, dont toutes les organisations syndicales demandent le
    retrait.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ce projet de loi utilise donc le thème de la mobilité comme un paravent, à des fins purement comptables et financières. Il doit être analysé dans son ensemble sous l'angle de la révision générale
    des politiques publiques. Vos objectifs sont la réduction des dépenses publiques et le remodelage de l'appareil de l'État - vous ne vous en cachez d'ailleurs pas.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Avec ce texte, vous vous donnez les moyens d'organiser dans la fonction publique un vaste plan social qui ne dit pas son nom. Personne n'est dupe. Tous les syndicats, dans leur diversité, ont
    exprimé leur opposition au projet. Au moment même où je m'exprime, ils se rassemblent devant l'Assemblée nationale pour manifester leur volonté de résister à ce
    dispositif.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Il s'agit donc bien à nos yeux d'une remise en cause de la conception républicaine du statut de la fonction publique. Nous avons une tout autre idée de ce que devrait être cette fonction
    publique. Notre pays doit développer ses services publics pour leur permettre de répondre pleinement aux besoins de la population. C'est d'autant plus vrai que la montée de la précarité place les
    collectivités territoriales en première ligne face à des familles que le chômage fragilise ou jette dans des difficultés insurmontables.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Notre opposition résolue s'explique donc à la fois par le contenu même du texte qui nous est présenté et que nous désapprouvons, et par notre attachement indéfectible à une fonction publique au
    service de tous, respectant l'égalité du traitement des citoyens, avec des agents exerçant leur mission de manière neutre et impartiale.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 23:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2e0a495223e2f3ffbc0d8cf32b406a40</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-33650473-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sarkozy à l'OIT : Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-32816054.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img height="79" width="400" src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Logo/oit.jpg" class="CtreTexte"><br>
    A l'occasion des 90 ans de l'Organisation Internationale du Travail, fondée en 1919 pour construire un monde de paix fondé sur la justice sociale, Nicolas Sarkozy a délivré un discours où il
    reconnait, sinon une hiérarchie des normes internationales qui placerait les normes sociales et environnementales en tête des grandes règles multilatérales, au moins la nécessité que l'OMC ou la
    Banque Mondiale soumettent leurs litiges à l'avis préalable de l'OIT, et que soit réalisée, fut-ce par la conditionnalité des aides, l'application universelle des quatre grandes normes de l'OIT,
    à savoir l'interdiction du travail forcé, l'interdiction du travail des enfants, l'interdiction de la discrimination à l'emploi, et l'interdiction d'atteindre à la liberté
    syndicale.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    90 ans après sa création, la vigueur des normes de l'OIT est frappante puisque cet anniversaire est concomitant avec la crise financière et économique.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Pour sortir de la crise, l'OIT, soutenue sur ce point par Joseph Stiglitz, qui a récemment rendu un rapport à l'ONU sur le diagnostic de la crise financière, met en avant un concept
    pratique&nbsp;: l'harmonisation des droits sociaux par l'universalisation du Travail Décent. La définition du travail décent est simple, c'est le travail exécuté, d'une part, dans le respect des
    quatre normes fondamentales du travail précitées, et d'autre part assorti d'un salaire et&nbsp; d'une protection sociale décents.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Ainsi, en période de crise, rien ne serait pire, selon l'OIT et Joseph Stiglitz, que de remettre en cause des régimes de protection sociale qui sont au contraire des «&nbsp;stabilisateurs
    automatiques&nbsp;» puisque qu'ils impliquent automatiquement une dépense publique là où la consommation décroit du fait du chômage et de la précarité.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Le Travail Décent cher à l'OIT est, par exemple,&nbsp; incompatible avec la volonté de reculer l'âge de départ à la retraite tel que préconisé cette semaine par le Gouvernement Sarkozy. Le
    principe de Travail Décent&nbsp; implique, par exemple, que l'on se félicite de l'existence de régimes de sécurité sociale et du fait que ces régimes s'endettent en période de crise pour protéger
    l'appareil productif, c'est-à-dire les travailleurs et leur pouvoir d'achat. Le principe de Travail décent s'oppose aussi à ce qu'on aggrave l'exploitation des travailleurs en légalisant le
    travail du dimanche.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Enfin, n'oublions pas que l'objectif de l'OIT est d'atteindre l'universalité de ses normes. La concurrence libre entre marchés du travail et régimes sociaux est donc LE principal frein à la
    réalisation du Travail décent. Au contraire, la concurrence permet, sans qu'il soit nécessaire de légiférer, une harmonisation par le bas des conditions de travail au plan mondial. En Europe,
    cette concurrence est réalisée grâce aux traités en vigueur et le sera encore davantage par le Traité de Lisbonne.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    Contrairement à ce que laisse entendre Nicolas Sarkozy dans sa harangue aux délégués de l'OIT, il ne faut pas croire que le Travail décent est réalisé en Europe et qu'il ne s'agirait aujourd'hui,
    que d'en obtenir l'application dans les pays pauvres ou émergeants. D'une part, il faut indiquer que les deux pays qui ont le moins ratifié les normes fondamentales du travail sont la Chine.. et
    les Etats-Unis. D'autre part, l'Union Européenne est très loin d'être exemplaire. Pour ne prendre l'exemple que de la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, on peut relever un
    mouvement vers des atteintes de plus en plus graves, et singulièrement par la Cour de Justice Européenne qui dans une série d'arrêts de fin 2007 a fait prédominer le droit d'établissement des
    entreprises sur le droit syndical, notamment en Suède (Arrêt Laval). En France, la possibilité de déroger aux conventions collectives de branche par les accords d'entreprise (Loi Fillon) est une
    atteinte au droit à la négociation collective car il soumet les délégués syndicaux à l'emprise d'un patron unique et au chantage à la délocalisation. On le sait&nbsp;: on ne négocie pas vraiment,
    dans ces conditions-là.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Pour finir, on voit que derrière un vocabulaire abstrait où il est question de lutte de classes (pour la regretter, d'ailleurs), de Jaurès, et de justice sociale, Nicolas Sarkozy s'absout
    lui-même des violations, par la France, des règles de l'OIT. Faut-il rappeler qu'il aura fallu un juge d'un tribunal de Longjumeau pour dire illégal le Contrat Nouvelle Embauche(CNE) au motif
    qu'il était une violation de la convention 158 de l'OIT qui interdit d'avoir des périodes d'essai &nbsp;trop longues...&nbsp;?</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: verdana,geneva;"><br>
    <br>
    Raquel GARRIDO<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">16&nbsp;Juin 2009</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 22:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f40ecd0715e9b20281fbbaf56d020955</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-32816054-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[La mauvaise voie]]></title>
        <link>http://www.lepartidegauche45.com/article-32189187.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><img height="79" width="400" src="http://idata.over-blog.com/2/40/21/10/Divers/gm-1.jpg" class="CtreTexte"><br>
    640&nbsp;000 chômeurs supplémentaires&nbsp;: l'UNEDIC a revu à la hausse mardi dernier ses prévisions de chômage pour 2009. Au même moment le moral des patrons de PME enregistrait sa première
    hausse depuis juin 2008... Aux Etats-Unis, General Motors, entreprise emblématique du capitalisme américain, s'est déclaré en faillite lundi dernier. Le même jour, Wall Street atteignait son plus
    haut niveau depuis janvier&nbsp;! Quant à Fillon, il «&nbsp;espère&nbsp;» la reprise pour 2010 tout en «&nbsp;s'attendant&nbsp;» à l'aggravation du chômage.<br></span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Contradiction&nbsp;? Pas forcément. Car c'est un certain modèle de «&nbsp;reprise&nbsp;» qu'ils ont en tête. D'un côté l'Etat fait face aux défaillances privées, mais seulement lorsqu'elles
    risquent d'entraîner l'effondrement du reste de l'économie (le fameux «&nbsp;risque systémique&nbsp;»). On laisse fermer Continental mais on sauve les banques et on injecte 50 milliards de
    dollars dans General Motors (qui sera détenue aux trois quarts par l'Etat américain), une entreprise dont la dette privée est immense. De l'autre côté, la relance de la machine productive doit
    être assurée par un nouveau tour de vis sur les salariés mis sous pression par le chômage de masse.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br>
    Les politiques aujourd'hui menées face à la crise ont pour point commun de vouloir épargner les revenus des actionnaires et de laisser en conséquence inchangé la part de richesse qu'ils prélèvent
    sur le travail des autres. Dès lors ce sont les salariés et les contribuables qui sont mis à contribution. On comprend l'enthousiasme des marchés financiers. Mais une telle reprise signifie la
    poursuite de la crise sociale. Avec les conséquences que l'on connaît déjà&nbsp;: explosion de la pauvreté et des inégalités, dérive sécuritaire de nos sociétés face à la radicalisation des
    tensions sociales. En outre, elle reporte le poids de la dette privée sur les finances publiques. Le niveau d'endettement public bat des records, notamment aux Etats-Unis, où l'on a vu le
    richissime Etat de Californie proposer un plan d'économie rappelant ceux des économies sous-développées. Cette politique menace donc tout ce qui fait l'originalité du modèle européen&nbsp;:
    droits sociaux, libertés publiques, services publics et systèmes sociaux avancés. C'est pourtant celle que préconise la Commission Européenne dans ses recommandations aux Etats-membres de
    l'Union.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Jun 2009 10:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">17ad58e44d66834bc8d3a3796243b4bc</guid>
                <category>Emploi / Droit du Travail / Pouvoir d'achat</category>        <comments>http://www.lepartidegauche45.com/article-32189187-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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